G7 à Biarritz, le travail des journalistes entravé

Pour le sommet du G7 à Biarritz du 23 au 26 août, le gouvernement français avait mis les petits plats dans les grands pour l'accueil, l'espace presse à Iraty et les moyens pour la presse internationale.
Egalement, il avait pris les grands moyens question sécurité avec 13 200 policiers et gendarmes, avec 7 000 policiers espagnols ainsi que basques à la frontière.
Pour les 1 800 journalistes présents, le travail de terrain n'a guère été facile:
- zones ultracontrôlées et filtrages sélectifs dans Biarritz,
- samedi 24, la gendarmerie mobile a bloqué tous les ponts de Bayonne, à partir de 17 heures, parquant les habitants et les journalistes présents.
Ces derniers ont été retenus et refoulés pendant deux heures devant les barrages, la carte de presse internationale de la CCIJP et ses homologues européens ne servant à rien: des consoeurs et confrères, dûment badgés, du Zuricher Zeitung, la télévision danoise (DR Danish Broadcasting Corporation), de RTL, la radio basque publique, de quotidiens français et des photographes indépendants n'ont pu s'extraire que par un recours contesté puis difficile à un officier de liaison.
Même scénario dimanche 25 à Bidart, lors d'une manifestation de Gilets jaunes, à l'égard d'une télévison locale ("tvpi").Si personne n'a été ni molesté ni inquiété, de telles conditions n'ont pu que nuire à la véracité de notre travail, à la qualité de nos médias, et donc à l'information du public.

 

Publié le : 
Mardi, 27 Août, 2019
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