La Charte mondiale d'éthique des journalistes adoptée à Tunis.

La Charte mondiale d’éthique des journalistes rappelle et renforce les normes définies par le précédent Code de Principes de la FIJ sur la Conduite des Journalistes, le seul texte relatif à la déontologie journalistique internationalement reconnu à ce jour. Ce dernier a été voté au congrès de Bordeaux, en France, il y a 65 ans, et n’a pas été mis à jour depuis 1986, d’où le besoin d’une nouvelle Charte adaptée aux défis auxquels sont désormais confrontés les médias.

La Charte repose sur des textes majeurs du droit international, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle contient un Préambule et 16 articles et précise les droits et les devoirs des journalistes en termes d’éthique.

Le Préambule de la Charte énonce que : « La responsabilité du/de la journaliste vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, notamment à l’égard de ses employeurs et des pouvoirs publics. » Il rappelle que le journalisme est une « profession » qui « demande du temps et des moyens et suppose une sécurité morale et matérielle ». D’autres dispositions portent sur le respect des faits, les conflits d’intérêt, la protection des sources et les discriminations.

Initiée début 2018, la Charte a été rédigée par un groupe de travail de 16 personnes, composé du Comité administratif de la FIJ, de cinq représentants des régions de la FIJ et de quatre experts en déontologie journalistique. Le Secrétaire général de la FIJ Anthony Bellanger a coordonné leur travail.

Le document a été validé par le Comité exécutif de la FIJ en novembre 2018. Il a ensuite été soumis à révision aux 187 organisations affiliées de la FIJ.

Le Secrétaire général de la FIJ Anthony Bellanger a déclaré: « L'adoption de cette Charte mondiale d'éthique des journalistes fera date dans l'histoire de la FIJ car la déontologie était l'un des piliers fondateurs de la fédération, lors de sa création en 1926 à Paris. Ce nouveau document reprend les devoirs professionnels édictés en 1954, mais on y a également ajouté des droits, dans un monde où la profession est malmenée. Les journalistes du monde entier pourront désormais se reconnaître dans la Charte mondiale d'éthique de la FIJ et l'opposer à des employeurs peu scrupuleux. »

Publié le : 
Lundi, 1 Juillet, 2019
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