Plan de départs volontaires à Sud Ouest

Sitôt le CSE mis en place en juin, le président du directoire de GSO, Patrick Venries  a annoncé le mercredi 10 juillet lors d' un CSE extraordinaire qu'un plan de départs volontaires  était prévu dans un plan stratégique sur quatre ans, 2019/2023, destiné "à mettre plus d'importance et de force sur le numérique".  Le patron de Sud Ouest a estimé que "si nous ne faisons pas des économies de masse salariale, nous ne passerons pas l'année 2021".

Le plan de départs volontaires portant sur 132 postes, dont 18 journalistes. Le groupe envisage la fermeture de la locale de Sud Ouest à Angoulême où est implantée sa filiale la Charente Libre, L'édition charentaise de Sud Ouest sera couverte depuis le bureau à Cognac.
Patrick Venries a souhaité que les négociations démarrent en septembre pour que, fin janvier, les réorganisations soient mises en place, et une application du plan de départs à partir de l'été 2020.

Après un premier plan social en 2016, GSO s'est désendetté mais ne dispose pas de marges de manoeuvre suffisante a expliqué en substance Patrick Venries. Selon l' AFP, le groupe de médias Groupe Sud Ouest a continué son redressement l'an dernier, enregistrant un résultat net consolidé, hors effet exceptionnel, de 8,2 millions d'euros, contre quelque cinq millions en 2017.
Pour  Catherine Meuthon, déléguée SNJ, majoritaire au CSE pour le collège journalistes : "dix-huit postes de journalistes supprimés, c'est beaucoup". Le syndicat est mobilisé pour "la déprécarisation de la rédaction et la titularisation des CDD à Sud Ouest qui en compte 70, dont au moins une trentaine d'équivalents temps plein. Ce sera notre combat".

 

 

Publié le : 
Vendredi, 12 Juillet, 2019
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