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La commission de la carte

Qui a oublié sa première carte de presse ?

 

Jeune sortant d'école ou salarié en reconversion professionnelle, nous avons tous ressenti cet accueil par nos pairs comme un moment de fierté.

Pour certains d'entre nous, ce fut une formalité. Pour d'autres, la reconnaissance de la qualité de journaliste professionnel nécessite un travail plus approfondi.

C'est le rôle que la Commission assigne aux correspondants régionaux, employeurs et journalistes : chaque dossier de première demande, avant d'être instruit par la commission nationale, fait l'objet d'une enquête de leur part sur la situation réelle du postulant.

Pour obtenir la carte de presse, il faut que la majorité de ses revenus provienne de son activité de journaliste.
Le problème se pose pour les pigistes débutants avec des salaires de misère :
500 €, peut-on considérer que cela constitue la majorité des revenus d'un professionnel sans déprécier notre métier ?
A l'inverse, refuser la carte à un jeune confrère qui galère, c'est accroître sa précarité professionnelle.

Sur le plan professionnel, le côté administratif que constitue l'établissement du dossier de demande de la carte est souvent une sorte d'épreuve, surtout révélatrice des embûches semées par certains employeurs pour enfermer le postulant dans une situation qui ne lui permettra pas de se faire reconnaître son statut de journaliste.

Le rôle du correspondant élu dans chaque région est triple :

- informer d'abord les postulants (et plus particulièrement les journalistes des petites entreprises, isolés ou peu "au courant") sur leurs droits et sur la procédure à suivre : faire la demande (soi même à partir du troisième mois d'essai), penser à la demande de rétroactivité en cas de demande tardive
- informer ensuite la commission sur la façon dont le dossier a été établi et sur les obstacles que le postulant a pu rencontrer (en un mot attester de la vérité de la situation du postulant)
- suivre enfin le dossier en liaison avec les élus nationaux et, le cas échéant, avec l'USJ-CFDT, faire appel de la décision de refus devant la commission supérieure.

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