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Code de Déontologie: la conf'presse de Bruno Frappat

vendredi 30 octobre 2009

Bruno Frappat était à la tribune, entouré de Marie-Laure Augry (médiatrice de France-TV, Jean-Marie Dupont (Clemi), Basile Ader (avocat droit  de la presse) et Jérôme Bouvier.


Dans la salle, 5 autres du "groupe des 10 sages" chargé de rédiger ce projet de code: Pascal Guénée (directeur de l’IPJ), Lorenzo Virgili (ex-pdt de l'association de photoreporters FreeLans), Olivier Da Lage (SNJ) et Pierre Riandet, directeur de Prisma Presse : 29 personnes en tout, Vincent Péreygne (ministère de la culture), des représentants d'associations (AJEF, AIJ) ou de partenaires sociaux comme Dominique Pradlié (SNJ), Jacques Morandat (FFAP) et Nicolas Thiery (Journalistes-CFDT), mais très peu de reporters chargés de couvrir (La Croix, Marianne et Libération.fr), pas de radios ni de cameras.

Bruno Frappat a dit que ce n'est pas au pdt de la république de désigner un comité des sages et expliqué qu'il s'était "légitimé" lui même.

"On a pas réinventé la déontologie. Il y a un intérêt commun à saisir. Rien ne serait plus fâcheux que d'enliser les choses", a a-t-il expliqué. Le livre vert des états généraux de la presse donnait au groupe de réfléxion "un an, délai respecté", et ce groupe a adopté le texte à l'unanimité.

Parmi les "sages", Jean-Marie Dupont (ex Sec Gen du SNJ et pdt de la SDJ du Monde, actuel président du Clemi) a averti qu'il "reprend maintenant sa liberté de parole et peut s'exprimer sur le texte et ce qu'il va devenir", suscitant un peu d'agacement chez Bruno Frappat.

- Lorenzo Virgili a espéré "que les directeurs de publications, les rédacteurs en chef et les chefs de service" jouent leur rôle.  - Basile Ader a dit qu'il " n'est pas sûr que le juge pourra s'en emparer "

Dans la salle, Olivier Da Lage a souligné que c'est un " texte martyre qu'il faut martyriser "
Perrine Chercheve (rubrique médias à Marianne) a demandé jusqu'où Frappat accepterait que son texte soit martyrisé. Il a répondu que cela ne devait pas aller jusqu’à ce que soit « le jour et la nuit » entre les deux versions

- Jacques Morandat (Fédé Française des Agences de Presse) a déploré que le texte n'ait pas été présenté aux agences de presse (que son syndicat fédère)

- Gérard Horny (AJEF, association des journalistes économiques et financiers) a réclamé une annexe au texte, concernant les moyens mis en oeuvre par les éditeurs, pour que le code ait un sens et précisé que le livre blanc de l’AJEF sur le journalisme économique sera présenté le 11 novembre.

La plupart des questions et interventions ont souligné le manque d'engagement des éditeurs (à ce stade). Jeanne-Emmanuelle Hutin (Ouest France) a cependant souhaité que l'on aille de l'avant. Dominique Pradalié (SNJ) l'a prise au mot, en souhaitant que l'on débute des négociations.

- Pour la CFDT, j'ai souligné que les deux syndicats présents souhaitent ces négociations, pour l'annexion dans la convention collective, après l'avoir souhaité depuis des décennies. J'ai rappellé que Journalistes-CFDT a mobilisé tout son conseil syndical, avec une quinzaine de militants présents pendant trois jours aux assises du journalisme de Strasbourg, pour donner vie aux débats.

- J'ai aussi demandé à Jérôme Bouvier et Bruno Frappat pourquoi ne pas avoir impliqué  plus de directeurs de publications aux Assises du journalisme et dans le groupe des dix sages, en soulignant que ce concept correspond à une réalité, et à la loi, avec une importante jurisprudence. J'ai demandé à Bruno Frappat pourquoi la réflexion a pris presque un an, alors qu'il a lui-même souligné l'urgence de ce sujet.

Bruno Frappat m'a redemandé alors si nous étions prêts à négocier. Je lui ai répondu que Dominique Pradalié et moi venions de déclarer publiquement que nos syndicats souhaitaient cette négociation.

Nicolas THIERY

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Catégorie : Journalistes CFDT
Posté par : fourgeaud


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