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Revenir aux titresLes journalistes ne sont pas des punching-balls
Une équipe de BFM-TV molestée dans une meeting de Nicolas Sarkozy. Jean-Luc Mélenchon qui donne un journaliste à la foule, ça suffit !
Jeudi 3 mai, Ruth Elkrief et Thierry Arnaud de BFM-TV ont été pris à partie et molestés (jets de bouteilles d’eau pleines, insultes) par une trentaine de militants lors du dernier meeting de Nicolas Sarkozy
Le 1er mai, un jeune confrère du Petit Journal de Canal+ s’entend accusé par Jean-Luc Mélenchon: “vous, vous êtes la vermine Front National” “allez hop du balai”, « laissez pas le front national approchez, les camarades » Ce n'est pas un dérapage c'est bien pire, il désigne à une foule antifasciste un journaliste comme étant un membre du FN. La séquence a été diffusée en intégralité, ce mercredi 2 mai par Canal+, dans le Petit Journal (9’30 après le début).
Même jour, au Trocadéro, une journaliste de 29 ans, travaillant à Mediapart s’est faite agresser par des militants de l’UMP.
Cela suffit ! Les journalistes ne peuvent pas devenir les punching-balls des politiciens et de leurs sympathisants.
Les journalistes sont dans leur droit. Ils posent des questions qui dérangent. Le journalisme ce n’est pas la propagande, ni la communication. Faudrait-il être membre de l’UMP ou du Front de Gauche pour avoir le droit de les interroger ?
Aux politiciens de tous partis qui ne supportent pas que les journalistes posent des questions qui dérangent, il n’y a qu’une réponse : cette devise de Beaumarchais : "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur". Plus que jamais d'actualité!
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